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Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon dans le Doubs, où son
père, le général Joseph Léopold Sigisbert Hugo est en garnison, puis
passe son enfance à Paris.
Avec ses frères Abel et Eugène, il fonde en 1819 une revue, « Le
Conservateur littéraire », qui attire déjà l'attention sur son talent.
La même année, il remporte le concours de l'Académie des Jeux floraux.
Deux fois lauréat (1819 et 1820), également primé par l'académie, il
délaisse les mathématiques, pour lesquelles il a un goût marqué et
embrasse la carrière littéraire.
 Victor Hugo
Son premier recueil de poèmes, Odes, paraît en 1821 : il a alors dix-neuf ans et ses études au lycée Louis-le-Grand lui permettent de faire connaître rapidement cet ouvrage.
Dès cette époque, Hugo est tout à la fois poète, romancier, dramaturge et même journaliste : il entreprend tout et réussit beaucoup.
Le jeune écrivain
C'est avec Cromwell, publié en 1827, qu'il fera éclat. Dans la préface de ce drame, Victor Hugo s'oppose aux conventions classiques, en particulier à l'unité de temps et à l'unité de lieu. Il met véritablement en pratique ses théories dans la pièce Hernani (1830), pièce qui inaugure le genre du drame romantique. Cette œuvre est la cause d'un affrontement littéraire fondateur entre anciens et modernes, ces derniers, au premier rang desquels Théophile Gautier, s'enthousiasmant pour cette œuvre romantique — combat qui restera dans l'histoire de la littérature sous le nom de « bataille d'Hernani. » Dès lors, la production d'Hugo ne connaît plus de limites : romans (Notre-Dame de Paris, 1831) ; poésie (Les Chants du crépuscule, 1835) ; théâtre (Ruy Blas, 1838).
Hugo accède à l'Académie française en 1841, après trois tentatives infructueuses.
En 1843, sa fille de 19 ans Léopoldine meurt tragiquement à Villequier, noyée avec son mari Charles Vacquerie dans le naufrage de leur barque. Hugo sera terriblement affecté par cette mort qui lui inspirera plusieurs poèmes des Contemplations — notamment, son célèbre « Demain, dès l'aube... ».
L'exil
Au début de la Révolution de 1848, il est élu député de la deuxième République en 1848 et siège parmi les conservateurs. Il soutient la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte élu Président de la République en décembre, avec qui il rompt en 1849 et il se bat progressivement contre ses anciens amis politiques dont il réprouve la politique réactionnaire. Hugo s'exile après le coup d'État du 2 décembre 1851 qu'il condamne vigoureusement pour des raisons morales (Histoire d'un crime).
Sous le Second Empire, opposé à Napoléon III, il vit en exil à Bruxelles, puis à Jersey et enfin à Guernesey. Il fait partie des quelques proscrits qui refusent l'amnistie décidée quelque temps après.
Pendant ces années difficiles, il publiera notamment Les Châtiments (1853), œuvre en vers qui prend pour cible le Second Empire ; Les Contemplations, poésies (1856) ; La Légende des Siècles (1859), ainsi que Les Misérables (1862).
En 1871, après la Commune de Paris, tandis qu'il est expulsé de Belgique pour y avoir offert asile aux communards poursuivis dans la capitale française, il trouve refuge pendant trois mois et demi dans le Grand-Duché du Luxembourg.
Le retour en France
Après la chute du Second Empire consécutive à la guerre franco-prussienne de 1870, c'est l'avènement de la Troisième République : Hugo peut enfin rentrer après vingt années d'exil. Jusqu'à sa mort, en 1885, il restera une des figures tutélaires de la république retrouvée — en même temps qu'une référence littéraire incontestée.
Il décède le 22 mai 1885, prononçant, selon la légende, ces derniers mots : « Ceci est le combat du jour et de la nuit. » Conformément à ses dernières volontés, c'est dans le « corbillard des pauvres » qu'eut lieu la cérémonie. Il est d'abord question du Père Lachaise mais le premier juin il sera finalement conduit au Panthéon, la jeune Troisième République profitant de cet évènement pour retransformer l'église Sainte-Geneviève en Panthéon. On considère que trois millions de personnes se sont déplacées alors pour lui rendre un dernier hommage. Il est alors l'écrivain le plus populaire et est considéré comme l'un des monuments de la littérature française.
Une œuvre monumentale
Ses oeuvres ont donné lieu à d'innombrables adaptations au cinéma, à la télévision au théâtre, à l’opéra. Au cinéma, ses œuvres ont fait l’objet de près d'une centaine d'adaptations dont plus d'une quarantaine pour Les Misérables, suivi de près par Notre-Dame de Paris.
L'ensemble de ce qui a survécu des écrits de Victor Hugo (plusieurs lettres personnelles ayant été volontairement détruites par ses exécuteurs testamentaires) représente près de quarante millions de caractères.
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